N(eve)R

23 Mai 2012

Tu parles dune vie de rêve, Eve,
Trop de haine, trop de peine,
Un jardin d’Eden dépravé,
D’où, tel un ange pétrifié, tu tentes de t’évader…

De Berlin à St Eloy,
Eva, comme t’es belle en émoi,
Ta vie offerte aux nouveaux nés,
Ta vie promise à la piété.

Quitte à te faire pleurer, Eva,

Ptet c’est fait exprès, ptet même qu’ça m’fait vibrer,
J’écris le fleuve de mauvais rêves à dégueuler,
J’écris sans honte et sans pitié.

Des pêchés exécutés à froid,
Eva, quand t’es pas là…
Sous les regrets gît une singulière gaieté dont tu as le secret,
Une mélancolie ébouriffée…

Tu t’oublies devant les vivants, Eva,
Tu vis à t’en oublier c’est ça,
Gardant l’espoir à travers nous seulement,
Mais quand j’te vois seule, ça rend fou t’entends !!!?

Eva, t’es belle même si tu m’crois pas,
Faut qu’tu t’réveille, qu’tu sortes de ton bois,
Tes enfants, tous deux artistes,
Ça veut bien dire qu’l’amour est pas une fausse piste,
Sache le, on t’aime Maman !
Lumineuse et lointaine comme le firmament…

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