Un retour en avant et vers l’infini

1 Janvier 2010

Envie d’être dans un train somnambule…
Qui ne s’arrête jamais… Ne sait pas où il va.
Un retour en avant et vers l’infini.
Un délice sans plaisir ni volonté à l’orée de mon propre oubli.
A l’aube d’un monde où je n’existe plus.
Rêve devenu réponse sans avenir à la question du devenir et de l’avènement de soi.

Envie d’être dans un train funambule.
Une musique endiablée au cœur d’un rythme échoué…
Un instant de sagesse paresseuse pour étirer le fil du temps à rallonge.
J’aimerais retrouver les tambours de mon enfance. Percussions en instance d’humanité.
Mais les ondes ne diffusent plus les nouvelles joyeuses de la Terre.
L’ère est à l’inutile et la sphère à l’incrédule… A la dérive…
Piégés dans nos mensonges… Rongés par les désillusions.
Semés de doute à l’envolée de nos mirages.
Sans rivages. Rivés sur l’espoir d’un ailleurs.

Envie d’être dans un train à particules.
Réveillée par la fusion des éphémères et emportée par le courant des réverbères.
Le vent dans les vagues et la houle dans mon bain.
La voile de mon amour pour le lendemain s’effile.
Le défilé de mes peines perdues assiège le totem de mes ambitions.
Je voudrais revoir le désert de la plénitude. Courir dans la savane savante à la recherche des saveurs éternelles. Là où le sel est eau et où le monde s’inverse.
Déverser tous les maux. Renverser l’amertume.
Une mer de lunes pour un nouveau soleil de plume.

Envie d’être dans un train à bulles.
Survoler les dunes en ruine de notre terre en pagaille.
Écrire sur les nuages les histoires de la perte des humanismes.
Réanimer la pensée des Lumières contre la Société du spectacle.
Énerver les ténèbres par un éclat de joie et de partage.
Ramener le présent dans son espace et autopsier les temps.
Révolutionner les armes de l’intelligence au service de la bienveillance.
Placer Autrui au centre et Ego en périphérie.
Parafer la bêtise humaine sur les classeurs de l’administration Céleste.

« Oualou
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