Réverb Air

6 Avril 2013

Jai la gorge nouée au réverbère
Sous la torche de lune je m’exaspère
A quoi bon te vouer mon sein
Comment encore croire en chemin

Les confins du monde en moi
Magnanime, en émoi je survis
Malin qui m’anime, moi effroi
Fabrique unanime d’inanimés, je gis

A vide et désossée, la vie retient son souffle en me regardant périr
Mon linceul pétri par ton regard
Mes rêves crevés errent hagards
Dans tes bras me perdre et à l’instant de grâce en mourir

Armée de danse à cœur meurtri
Présence à cordes encore flétries
J’entends ta voix qui me frissonne
Et ta peau qui maux résonne

Guerrière de l’amour sans parapluie
Prends moi fort et ne lâche plus
Si tu ne peux m’offrir l’Infini
Sans détour je souffre un pas maudit

Enfermes vite mon corps qui fume
Jai tant voulu l’âme sœur des gouttes
Incompris, l’oiseau bleu meurt en ciel
Un ange se casse… La gueule perdue

A tous les hommes sur ma route
A vous tous incapables d’aimer
Incapables de recevoir
Incapables d’exister

Je vous hais autant que moi
Ma tête en selle sans montre cavale
Monstres effectifs et peurs fœtales
Pour me faire rire, un ange de foie

Le bois de ta langue est sans effet
Héros en crise dans mes filets
Qui osera vivre mon âme éméchée ?
Quel chien viendra manger les restes de mon humanité exacerbée ?

« Le vent des cerises
Créatrice d’émotions »