Soi don !

3 Octobre 2013

Comment tu veux que je m’aime moi même alors que je me survis à peine ?
Comment te dire qu’ya qu’dans tes yeux que mon reflet est moins fiévreux ?
Comment te sortir de moi sans tomber dans le néant et l’effroi ?

M’aimer moi même. Froid.

J’ai pas grandi comme ça.
J’ai jamais appris à faire l’effort.
J’accepte à peine mon corps décor.
Matière chair pour te sentir près d’moi.

Peau à trous
Peau de chagrin
Mes entrailles se tordent
Comme mon sourire s’accommode

Je n’ai ni haine ni amour envers moi
Je suis vide et sans apparat
Une enveloppe à terre dont les étoiles ont fui l’atmosphère

Ô ne viens pas déguerpis vite
Ton seul salut est dans ta fuite
Ne t’approches pas tu risques d’égayer mon univers aux airs de pierre

Liquide je suis. Sans air. Sans air.
Sans consistance et sans instance
Incapable d’attirer des hommes éthiques
Tout juste bonne à faire peur c’est épique

Aucune amitié pour soutenir mon désarroi
Je m’efface jusque page blanche sur la triste ligne noire du temps
Monotone et sans appel

Seule je suis contre je suis seule
Seule je ne me vois pas
La solitude elle même s’est engourdie
Quand elle me voit elle s’alourdit

Pierre d’eau ou pierre de terre
C’est bien le vide et la poussière
Un temps diffus où le verbe aimer
Na plus de corps ni de rivière

Engagez l’émotion ou m’oubliez svp
Licencier les conventions sociales
Embrasser l’âme du monde
Dans un repli d’éternel

Ma pauvre fille tu sais bien qu’c’est pas réel
Plus personne n’aime à l’infini
Et toi tu plonges. Rien d’abouti.
Graine de misère tu ères sans ailes

Je rebondis sur les murs de mon propre squelette. Fatiguée d’espérer.
Une fuite suspecte m’attire à peine
Un cœur blessé qui craque c’est/ses vaine/veines
Car en son temps aimer fut conjugué
Comme un miroir qui se poursuit dans le reflet d’ un être inversé à adorer

Je ne veux plus sentir l’espoir
Je rends sa flèche à Cupidon
Vaincue par trop d’indifférence
Quelle soit de moi ou de ceux qui me voient.
Tous ont compris qu’il faut partir.
Laisser la bête au sol. Une marre d’amour en flaque de sang.

Je n’attire que ceux qui peuvent me nuire. Moi même poison pour moi même.
Le vide coule à flot comme les méandres de mon cerveau dans les orbites de ma désillusion.

Je rien
C’est tout

« Mon corps devenu plastique
Du réconfort mon pmu »