Who am I ?

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Änaïs Carmen Bourquin

 

Artiste holistique : 

Une artiste et une guérisseuse

 

 

En bref :

Je suis née dans le Berlin ouest de 1985. J’ai grandi entre l’Auvergne, l’Afrique et les voyages. Je suis devenue maître en danse Butô au Japon puis j’ai été initiée et formée aux pratiques sacrées durant sept années lorsque je vivais en Asie et en Inde. Depuis 2020, je vis et travaille depuis l’ashram d’Amritapuri (en Inde) et à Vevey (en Suisse) où je vous accueille chaleureusement au Centre Terre d’Éveil.

De ces quinze années d’apprentissage, d’entrainement et d’évolution personnelle, sont nés ces outils que j’utilise, partage et enseigne aujourd’hui :

> Le Bhakti Butô qui est une danse rituelle d’introspection
> Le Shakti Healing qui est une thérapie holistique
> Le Dessin au point  qui est un art visuel de canalisation
> La Poésie Mystique qui est une écriture transcendant les mots
> La Compagnie Vayodhatu qui rassemble une transmission et une quête d’éveil

 

Mon parcours :

Je suis avant tout une artiste plasticienne. J’ai d’abord cru que mes études (Licence en Arts visuels & Master en Commissariat d’exposition) me conduiraient vers une utilisation humaniste de ma créativité dans notre société. Je me suis usée stage après stage pour finalement accepter un emploi de coloriste dans le design d’intérieur. Harcèlement au travail, rupture amoureuse, quelques difficultés médicales et familiales plus tard… je fus diagnostiquée en burn out. C’est à ce moment là que l’Art s’est imposé.

C’est la danse Butô qui a sauvée ma vie. Ma rencontre avec Carlotta Ikeda fut autant un choc qu’une révélation. Je me mis à bouger différemment, à renouveler mon expression artistique, à désirer guérir mon rapport au monde et au Moi. J’ai été formée quelques années en France par de grands maîtres tels que Atsushi Takenouchi, Juju Alishina, Gyohei Zaitsu, Sumako Koseki et d’autres, puis je me suis rendue en Finlande où j’ai co-créé et interprété le duo Evil Flowers avec le talentueux Ken Mai.

Peu de temps après, je décidais de quitter l’Europe pour le Japon. Je désirais rencontrer les maîtres de l’ancienne génération, les directs et derniers héritiers des fondateurs : ma lignée artistique. J’ai ainsi reçu l’enseignement de Akaji Maro et Yoshito Ohno, respectivement le danseur principal de Tatsumi Ijikata et le fils unique de Kazuo Ohno, qui sont les deux fondateurs historiques du Butô (officiellement né en 1959 avec Kinjiki – Amours interdites).

Désirant m’immerger dans la source du Butô et me relier à sa pensée originelle ainsi qu’à son aspect mystique, je me mis à développer mes propres recherches à partir des archives de Tatsumi Ijikata (à l’Université de Tokyo) et de Ko Murobushi (à Shy, l’Archive-Café de Shinjuku). Bientôt, je commençais à rencontrer les paysans shintô de l’archipel et à prendre part à leurs rituels animistes. Aussi, je découvris l’importante influence des danses de temple de Bali dans son processus de naissance.

Je devins curieuse et désireuse de rencontrer l’Invisible. Je vins rencontrer Amma, la Sainte qui guérit les coeurs par Son étreinte (Darsan), en anarchiste sceptique et en repartis en petite fille innocente. L’Inde était très loin de mon monde et je n’étais pas du tout attirée par ces « gens en blanc ». Pourtant, quelque chose avait germé  et je devins une étudiante et une méditante assidue du Bouddhisme Mahayana (Centre Kalachakra, Kagyu-Dzong, Tushita).

Invitée par l’EHESS, l’Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales, j’ai partagé mes recherches dans l’écrit intitulé Le Butô comme chamanisme contemporain que j’ai rendu public lors de la conférence du 20 mars 2015 à l’Institut National de l’Histoire de l’Art à Paris. S’en suivit une décision : celle d’aller « là bas » confirmer, corriger et étoffer mes recherches théoriques par des investigations empiriques, ancrée dans la terre et mue par les vents.

J’étais alors reconnue comme « maître butô » par mes propres maîtres. Forte de leurs encouragements à faire connaître ma vision résolument spirituelle de cet art, je pris un aller simple et montais dans le Trans Sibérien à destination de la Mongolie.

Pendant sept ans, j’ai été initiée et formée aux danses sacrées du Chamanisme, du Bouddhisme et de l’Hindouisme. Différentes lignées très spécifiques sont venues à moi, toutes clairement connectées à « l’esprit du Butô » et à ses racines. J’ai ainsi pratiqué les danses de temple de Bali (auprès de Dekgeh), celles du Manipur (auprès d’Hemanta Da) et la voie Baul (auprès de Parvathy Maa).

De la Mongolie à l’Indonésie, de l’Himalaya au Kerala, du Baïkal au Bengale, je découvris ce qui se cachait derrière les mots tout en recevant les fondamentaux des médecines naturelles et traditionnelles de l’Asie et de l’Inde. Je passais de « qui sont ces êtres éveillés, ces peuples-médecine, ces danseurs célestes ? » à « comment incarner ce qu’ils ont vu en moi ?  » et « comment partager ce qu’ils m’ont transmis » ?

Depuis, je consacre ma vie à la création de propositions artistiques à fins spirituelles favorisant le Bien-être, la pleine Conscience et la Joie intérieure. Au travers d’un Art sacré et de Soins holistiques animés par les sagesses ancestrales et les techniques subtiles de l’Orient, je crée des portes, des ponts et des rendez-vous pour les êtres cheminant en Occident.

Je reçus le nom Vayodhatu (Les Matières de l’Air) lors de Wesak 2016, durant une méditation en Malaisie… à une époque où je ne comprenais pas le Sanskrit. De même, j’ai vu mes Théâtres d’émotions devenir le Bhakti Butô… à une époque où je ne connaissais pas la Dévotion. Je ressentis que je ne dansais plus pour moi : je dansais pour un Tout, l’ensemble du Vivant. Ma danse n’était plus un exutoire… mais une offrande. Doucement, un souffle nouveau fleurît en moi… me transformant complètement.

Je me remis à dessiner et à écrire lorsque je ne pouvais plus bouger. Je vivais de façon monacale à Amritapuri où je recevais un traitement ayurvédique post opératoire, intensif et éprouvant. Je pus lentement me guérir moi-même en développant ma Sadhana (pratiques spirituelles) et ma Bhakti (dévotion). Et aussi en nageant et en… créant ! Je me mis à fabriquer des poupées de divinités en tissu et à canaliser des dessins au point. Cette période fut de celles qui marquent : j’y appris à reconnaître la maladie comme professeur intérieur et le divin comme allié fidèle. Cela inspira ma plume…

Je n’ai jamais choisi d’être une guérisseuse (une passeuse devrait-on dire). J’étais plutôt embarrassée lorsque les gens m’appelaient « chamane » avant que je ne parte pour mon voyage initiatique… qui débuta (forcément) auprès de « vrais » chamanes. Tout au long de mon périple, je me suis demandée que pouvait bien être cette énergie en moi et si je devrais / saurais l’utiliser d’une quelconque manière. J’ai été plus que chanceuse de pouvoir recevoir les Satsang et les Bénédictions directement de Thich Nhat Hanh, Sa Sainteté le Dalaï Lama, Jetsunma Tenzin Palmo et Mata Amritanandamayi Devi (Amma).

J’ai une profonde gratitude pour tout ce qu’ils m’ont enseigné ainsi que pour leur soutien constant. Je suis également très reconnaissante pour la Sagesse et l’Amour que j’ai reçu de sadhus et de gurus complètement inconnus, humains et non humains, que j’ai rencontré sur les routes et qui ont fait mon chemin. Je n’aurais jamais su devenir la femme, l’artiste et la guérisseuse que je suis aujourd’hui sans leur présence ni n’aurais pu envisager de servir autrui sans leurs encouragements et leurs coups de pied-aux-fesses amicaux.

Au point de croisement des Arts sacrés et des Soins holistiques, je suis « Là-où-dansent-les-déesses ».

 

Une prêtresse dansant aux pieds de Kali

Une enfant célébrant la Présence de Shakti

Avec et en Toi

 

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>>> English version >>>

 

Änaïs Carmen Bourquin

 

Holistic Artist:

An artist and a healer

 

 

In short:

I was born in the 1985′s west Berlin. I grew up between Auvergne (French countryside), Africa and traveling. I became Butoh master in Japan then I’ve been initiated and trained to sacred practices during seven years while living in Asia and India. Since 2020, I’m living and working from Amritapuri Ashram (India) and in Vevey (Switzerland) where I warmly welcome you at Terre d’éveil Center (Awakening Land Center).

From theses fifteen years of learning, training and personal development, are born theses tools that I use, share and teach nowadays:
> The Bhakti Butoh which is a ritual dancing for introspection
> The Shakti Healing which is a holistic therapy
> The Dot Drawing which is a visual art of channeling
> The Mystic Poetry which is a writing transcending words
> The Vayodhatu Company which is both a direct searching and sharing transmission

 

My journey:

I’m a visual artist before all. I’ve first believed that my studies (Visuals arts Bachelor & Exhibition’s curating Master) would lead me to a humanistic use of my creativity in our society. Internships after internships, I became exhausted and finally accepted a job of color consultant in interior design. Some harassment at the workplace, a relationship break-up and few serious medical and family issues later, I was diagnosed with burn out. This is when Art imposed itself.

Butoh dance saved my life. My meeting with Carlotta Ikeda was a shock as well as a revelation. I started to move differently, to renew my art style, to feel the desire to heal my relationship to the world and to my Self. After few years of being trained by great masters like Atsushi Takenouchi, Juju Alishina, Gyohei Zaitsu, Sumako Koseki and others in France, I moved to Finland where I co-created and performed the duet Evil Flowers with the talented Ken Mai.

Soon, I decided to leave Europe for Japan. I wanted to meet the masters of the previous generation, the direct and last inheritors of the founders : my artistic lineage. I’ve been trained by Akaji Maro and Yoshito Ohno, respectively the first dancer of Tatsumi Ijikata and the unique son of Kazuo Ohno, themselves the two historical founders of Butoh (officially born in 1959 with Kinjiki – Forbidden colors).

As I desired to immerse myself in the source of Butoh and to connect with its original thought and mystical part, I started to develop my own researches on the basis of Tatsumi Ijikata’s archives (at Tokyo University) and Ko Murobushi’s archives (at Shy Archive-Cafe in Shinjuku). Soon, I started to meet the shinto paysans of the island and to participate to their animist rituals. Also, I discovered the huge influence of the Bali’s temple dances in the Butoh’s birth process.

I started to feel curiosity and desire to meet the Invisible. I went to Amma, the hugging Saint who heals the hearts with Her embrace (Darsan), as a skeptical  anarchist and left as an innocent child. India was very far from my world and I was not attracted at all by theses « people in white ». However, something had sprouted and I gently turned into a serious meditating and studying member of Mahayana Buddhism (Kalachakra Center, Kagyu-Dzong, Tushita).

Invited by the EHESS, the School of Advanced Studies in the Social Sciences, I’ve shared my researches in a paper named Butoh as contemporary shamanism that I made public on the 20th of March 2015 with a conference at The National Institute of Art History in Paris. A decision ensued : I wanted to go « there » to confirm, correct and enrich my theoretical works with empiric investigations, grounded in the land and moved by the winds.

I was then recognized as a « butoh master » by my own masters. Strong of their encouragements to promote my definitely spiritually inclined vision of this art, I took a one way trip on Trans Siberian Railway to Mongolia.

During seven years, I was initiated and trained in sacred dances from Shamanism, Buddhism and Hinduism. Some specific lineages came to me, all of them clearly connected to the « spirit of butoh » and its roots.  So, I practiced temple dances of Bali (with Dekgeh), of Manipur (with Hemanta Da) and Baul path (with Parvathy Maa).

From Mongolia to Indonesia, from Himalaya to Kerala, from Baïkal to Bengal, I discovered what was hidden behind words as I was also receiving the fundamentals of traditional herbal medecine of Asia and India. I switched from « who are theses awaken souls, theses medecine tribes, theses celestial dancers? » to « how to embody what they saw in me » and « how to convey what they gave to me? ».

Since, I dedicate my life to making spiritually inclined creativ tools supporting Well-being, Full Consciousness and Inner Joy. Through Sacred Art and Holistic Therapy imbibed with the ancestral wisdoms and subtle technics from the East, I create doors, bridges and meeting points for beings walking in the West.

I received the name Vayodhatu (The Textures of the Air) during 2016 Wesak, while meditating in Malaysia… at a time I didn’t understand Sanskrit. Likewise, I saw my Theaters of emotions becoming the Bhakti Butoh… at a time I didn’t know Devotion. It came as an inner experience. I felt it wasn’t a dance for one-self anymore : it was a dance for One-ness, for the whole Living. My dance wasn’t  an outlet anymore… but an offering. A new breath slowly bloomed in me… completely transforming me.

I started back to draw and write at a time I wasn’t able to move at all. I was living in a monastic way in Amritapuri where I was receiving an intense and challenging post-surgery Ayurvedic treatment. Slowly, I could heal myself through Sadhana (spiritual practices) and Bhakti (devotion). And through swimming and… making Art too! I started to create dolls of deities in fabrics and to channel some dot drawings. This period was one of those that mark: I learned to recognize Illness as an inner teacher and Divine as a faithful ally. This inspired my pen…

I never choose to be a healer (a carrier we should say). I was embarrassed when people where calling me « shaman » before I left for my initiatic journey… which (obviously) started by meeting « true » shamans. Throughout my  travel, I wondered what could be that energy in me and if I should / know how to use it in any way. I’ve been more than lucky to receive the Satsang and Blessings directly from Thich Nhat Hanh, His Holiness The Dalaï Lama, Jetsunma Tenzin Palmo and Mata Amritanandamayi Devi (Amma).

I’m very grateful for everything they have taught me and for their permanent support. I’m also very grateful for the Wisdom and Love I received from completely unknown gurus and sadhus, human and non human, that I met on the roads and who made my way. I could never became the woman, the artist and the healer that I am today without their presence nor could consider to serve people without their encouragement and friendly kicks.

At the crossing point of Sacred Art and Holistic Therapy, I am « Where-the -goddesses-are-dancing ».

 

A priestess dancing at Kali’s feet

A child celebrating Shakti’s Presence

With-In You

 

Poetry of the Essential jpgvayodhatu_rectangleportraitBAULbd