Who am I ?

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Anaïs Carmen Bourquin

Holistic Artist

 

In short:

I was born in the 1985′s west Berlin. I grew up between Auvergne (French countryside), Africa and traveling. I became Butoh master in Japan then I’ve been initiated and trained to sacred practices in Asia, Indonesia and India. From theses twenty years of learning, training, research and personal awakening, Bhakti Butoh is born. Today, I’m embodying and conveying it. It inspires my performance, drawing and poetry. It drives my whole body, soul and vision.

 

My journey:

I’m a visual artist before all. I’ve first believed that my studies (Visuals arts Bachelor & Exhibition curating Professional Master) would lead me to a humanist use of Art in my life. Internships after internships, I became exhausted and accepted a job of colorist in interior design. Some harassment at the workplace, a relationship break up and few serious family issues later, I found myself in a deep and dark burn out and was put on medical leave.

It is Butoh that saved my life. My meeting with Carlotta Ikeda was a shock and a revelation as well. I started to dance, to renew my artistic expression, to feel the desire to heal my relationship with the world and with my Self. After few years in France (trained by the great Atsushi Takenouchi, Juju Alishina, Gyohei Zaitsu, Sumako Koseki…), I moved to Finland. There, the duet Evil Flowers was created with the great Ken Mai and warmly welcomed in Helsinki (2013).

This collaboration gave me the strength to leave Europe to Japan in order to meet the masters of the previous generation, the direct and still alive inheritors of the founders. I was trained by Akaji Maro San and Yoshito Ohno San, respectively the first dancer of Tatsumi Ijikata San and the unique son of Kazuo Ohno San, the two founders of Butoh (birthdate : 1959 with the Kinjiki art piece inspired by Yukio Mishima’s contested book).

As I desired to immerse myself in the Source of Butoh and to connect with its original thought and mystical part, I started to develop my own researches on the basis of Tatsumi Ijikata’s archives (at Tokyo University) and Ko Murobushi’s archives (at Shy Archive-Cafe in Shinjuku). Soon, I started to meet the shinto paysans of the island and participated to their rituals. Also, I discovered the huge influence of the Bali temples’s dances on the Butoh birth’s process.

Invited by the EHESS, the School of Advanced Studies in the Social Sciences, I shared my researches in a paper named Butoh as contemporary shamanism that I made public on the 20th of March 2015 with a conference at The National Institute of Art History (Paris). A decision ensued : I wanted to go « there » to confirm, correct and enrich my theoretical works with empiric investigations, in the field, in the relationship.

I was then recognized as a « butoh master » by my own masters. Strong of their encouragements to create my own company and to promote my definitely spiritually inclined vision of this art, I took a one way trip on Trans Siberian Railway to Mongolia. During seven years, I was initiated and trained in sacred dances from Shamanism, Buddhism and Hinduism in specific lineages that came to me because of their obvious links with the « first butoh » and its roots.

From Mongolia to Indonesia, from Himalaya to Kerala, from Baïkal to Bengal, I discovered what was hidden behind words. I switched from « who are theses « awaken souls », theses « medecine tribes », theses « celestial dancers »? » to « how to embody and to convey what they offered me? ». Since, I dedicate my life as a woman and as an artist to that Sharing. Through Art and care, I create doors, bridges, meeting points for resonating people.

I received the name for my present activities during 2016 Wesak, in Malaysia, when I couldn’t understand Sanskrit. I became conscious of what I now call Bhakti Butoh during 2017 Durga Puja, in India, when I didn’t know what devotion could mean nor be. I just felt that I wasn’t dancing to heal a one self anymore : I was dancing for a oneness, the whole Living. A new breath progressively blew within me… completely transforming my being and my art.

 

It was the end of The Theaters of emotions and the birth of The Textures of the Air (Vayodhatu).

 

Video portrait: Why I dance
Poetry of the Essential (what moved me): Here
Professional artistic CV on demand: Contact

Who am I ? | Anais Bourquin

 

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Anaïs Carmen Bourquin

Artiste holistique

 

En bref :

Je suis née dans le Berlin ouest de 1985. J’ai grandi entre l’Auvergne, l’Afrique et les voyages. Je suis devenue maître en danse Butô au Japon puis j’ai été initiée et formée aux pratiques sacrées en Asie, en Indonésie et en Inde. De ces vingt années d’apprentissage, d’entrainement, de recherche et d’évolution personnelle est né le Bhakti Butô que j’incarne aujourd’hui, qui inspire mes performances, mes dessins et mes poèmes, qui anime mon être et ma vision.

 

Mon parcours :

Je suis avant tout une artiste plasticienne. J’ai d’abord cru que mes études (Licence en Arts visuels & Master Professionnel en Commissariat d’exposition) me conduiraient vers une utilisation humaniste de l’Art dans ma vie. Je me suis usée stage après stage pour finalement accepter un emploi de coloriste dans le design d’intérieur. Harcèlement au travail, rupture amoureuse, difficultés familiales… je fus diagnostiquée en burn out et mise au repos forcé.

C’est le Butô qui a sauvé ma vie. Ma rencontre avec Carlotta Ikeda fut autant un choc qu’une révélation. Je me mis à danser, à renouveler mon expression artistique, à désirer guérir mon rapport au monde et au Moi. Après quelques années en France (Atsushi Takenouchi, Juju Alishina, Gyohei Zaitsu, Sumako Koseki…), je partis en Finlande. Là, naquit le duo Evil Flowers créé avec Ken Mai et dont les représentations à Helsinki furent un succès (2013).

Cette collaboration me donna la force de quitter l’Europe pour le Japon afin d’y rencontrer les maîtres de la génération précédente, les derniers héritiers des fondateurs. Je reçus l’enseignement de Akaji Maro San et Yoshito Ohno San, respectivement le danseur principal de Tatsumi Ijikata San et le fils unique de Kazuo Ohno San, les deux fondateurs du Butô (naissance en 1959, performance Kinjiki, inspirée par le livre controversé de Yukio Mishima).

Désirant m’immerger dans la Source du Butô et me relier à sa pensée originelle et à son aspect mystique, je me mis à développer mes propres recherches à partir des archives de Tatsumi Ijikata (à l’Université de Tokyo) et de Ko Murobushi (à l’Archive-Café Shy de Shinjuku). Bientôt, je commençais à rencontrer les paysans shintô de l’archipel et à prendre part à leurs rituels. Aussi, je découvrais l’influence des danses de temple de Bali sur la naissance du Butô.

Invitée par l’EHESS, l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (séminaire Figures du geste dansé), je partageais mes recherches dans l’écrit intitulé Le Butô comme chamanisme contemporain que je rendis public lors de la conférence du 20 mars 2015 à l’Institut National de l’Histoire de l’Art (Paris). S’en suivit la décision d’aller confirmer, corriger et étoffer mes recherches théoriques par des investigations empiriques, sur le terrain, dans la relation.

J’étais alors reconnue comme « maître butô » par mes propres maîtres. Forte de leurs encouragements à créer ma compagnie et à faire connaître ma vision résolument spirituelle de cet art, je pris un aller simple pour la Mongolie. Pendant sept ans, je fus initiée et formée aux danses rituelles du Chamanisme, du Bouddhisme et de l’Hindouisme dans différentes lignées qui s’imposèrent à moi du fait de leurs accointances avec le « butô premier » et ses racines.

De la Mongolie à l’Indonésie, de l’Himalaya au Kerala, du Baïkal au Bengale, je découvris ce qui se cachait derrière les mots. Je passais de « qui sont ces « êtres éveillés », ces « peuples médecines », ces « danseurs célestes » » à « comment incarner et partager ce qu’ils m’ont offert » ? Depuis, je dédie ma vie de femme et d’artiste à cette Transmission. Par l’Art et les soins, je crée des portes, des ponts, des rendez-vous à destination de ceux qui se sentent résonner.

Je reçus le nom pour mes activités actuelles lors de Wesak 2016, en Malaisie, alors que je ne comprenais pas le Sanskrit. Je devins consciente du Bhakti Butô lors de Durga Puja 2017, en Inde, alors que je ne comprenais pas le sens du mot Dévotion. Je ressentis simplement que je ne dansais plus pour guérir un individu mais pour célébrer un tout : le Vivant. Progressivement, un souffle nouveau circula en moi… qui transforma mon être et mon art.

 

Ce fut la fin des Théâtres d’émotions et la naissance des Matières de l’Air (Vayodhatu).

 

Portrait vidéo : Pourquoi je danse
Poésie de l’Essentiel (ce qui m’anime) : Ici
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